Projet registre matricules des esclaves de la Martinique
Le Carbet, Martinique — à la libération de 1848
Reconstruit en croisant les registres BMS, d'individualité et les affranchissements · projet RMEM
Extrait de démonstration — la base complète sera mise en ligne dans les prochains mois
Les 37 identités consultables ici sont un échantillon : il montre comment le registre relie chaque personne à sa mère, à son maître et à son habitation. Ce n'est pas la totalité du fonds — le dépouillement des registres du Carbet est en cours.
Niveau de confiance affiché sur chaque rattachement — un « proposé » n'est jamais une certitude. · Sources : transcription BMS du Carbet (CM98 / anchoukaj.org, CC BY-NC-SA ; transcripteurs crédités) ; identités des maîtres corroborées par Geneanet et actes notariés. · Démonstration sur un seul atelier — l'ensemble du Carbet suit le même modèle.
Ce que contient le projet de registre matricules
37 fiches · avant 1848 · Le Carbet, Martinique
Ce projet ne se contente pas de lister des individus : il les relie. À partir des actes du Carbet, il reconstitue des familles, des lignées maternelles et des rattachements d'habitation, puis restitue chaque personne dans son réseau de parenté.
C'est un chantier en cours, ouvert à la consultation à mesure qu'il avance. Le nombre de fiches y est volontairement modeste : chacune demande de croiser plusieurs actes, d'arbitrer les homonymies et de trancher entre plusieurs lectures possibles d'un même nom.
Le registre matricule est précisément le document qui manque. Tenu par les maires à partir de l'ordonnance du 11 juin 1839, il associait chaque personne réduite en esclavage à un numéro et à son propriétaire. Celui de la Martinique n'a pas été conservé dans les collections communales, et l'ensemble déposé au greffe de Saint-Pierre a disparu dans l'éruption de la montagne Pelée en 1902.
Le reconstituer suppose donc de le contourner. Puisque le registre a disparu, on en rebâtit le contenu à partir de tout ce qui l'a côtoyé : actes paroissiaux, actes notariés, actes d'affranchissement, recoupés mention par mention jusqu'à faire réapparaître les liens que sa disparition avait rendus invisibles.
C'est la forme vers laquelle tendent les autres bases, une fois le dépouillement achevé : non plus des lignes juxtaposées, mais des personnes rendues à leur famille.
Les autres registres nominatifs de Symbole de l'Amitié : Dahoméens déportés en esclavage, Notariat de Saint-Domingue, Affranchis de la Martinique 1830-1848, Population esclave du Carbet (BMS) 1810-1848, Répertoire des actes notariés de la Martinique.